Génie climatique

Pompes à chaleur : diviser votre facture de chauffage par quatre, c’est possible !

L’Agence de la transition écologique confirme dans un avis publié en octobre 2025 que les pompes à chaleur sont plus efficaces et plus économiques que le chauffage au fioul ou au gaz. De quoi convaincre plus de propriétaires d’adopter ce système.

Pompes à chaleur : diviser votre facture de chauffage par quatre, c’est possible !

Pompes à chaleur : diviser votre facture de chauffage par quatre, c’est possible !

La pertinence des pompes à chaleur (PAC) ne fait aujourd’hui aucun doute en matière de transition énergétique. En 2024, il s’est vendu entre deux et trois fois plus de PAC que de chaudières à gaz ou au fioul. Environ 4 millions de maisons individuelles utilisaient ce système de chauffage fin 2023. Cette montée en charge progressive résulte notamment d’incitations politiques et d’aides publiques – malgré les atermoiements autour de MaPrimeRenov’ -. En 2022, l’Agence Internationale de l’Énergie écrivait ainsi qu’elles constituent « la technologie-clé pour rendre le chauffage plus sûr et durable ».

Mais parmi les raisons qui poussent les propriétaires à équiper leur logement d’une pompe à chaleur se trouvent aussi des arguments économiques, car les PAC, plus efficaces, permettent aussi de réduire considérablement la dépense de chauffage. Un poste qui pèse lourd dans la facture énergétique globale des ménages. C’est une des conclusions majeures de l’avis publié par l’ADEME (Agence de la transition écologique) en octobre 2025, qui synthétise plus de deux années d’études sur les performances des pompes à chaleur en conditions d’usage réel.

Un système trois fois plus efficace que le chauffage au gaz ou au fioul

L’avis publié par l’ADEME concerne principalement les PAC air/eau. Il s’appuie sur une campagne de mesure sur 90 pompes à chaleur air/eau et 10 PAC géothermiques installées récemment dans des maisons individuelles en remplacement de chaudières gaz et fioul et instrumentées pendant une année complète. Ces perspectives sur les PAC air/eau et géothermiques sont complétées par une étude sur les consommations de chauffage de ménages ayant installé des PAC air/air à la place de tout ou d’une partie de leur appareil de chauffage, et par des tests en laboratoires.

La première conclusion notable de la synthèse est que les performances des PAC air/eau sont très bonnes si les PAC sont installées et réglées correctement, quels que soient la zone géographique et le niveau d’isolation. Le COP (coefficient de performance) moyen des PAC air/eau mesuré par l’ADEME est de 2,9. En moyenne, l’installation d’une PAC air/eau dans une maison permet ainsi de diviser par 8 (si on se chauffe au gaz) ou par 10 (si on se chauffe au fioul) les émissions de CO2.

Une facture divisée par deux… voire par quatre

Cette efficacité énergétique a un impact notable sur la dépense des ménages. Ainsi, l’étude de l’ADEME montre que l’installation d’une PAC air/eau divise en moyenne par deux la facture énergétique liée au chauffage par rapport au gaz.

L’isolation du logement amplifie encore les économies réalisées grâce à la pose d’une PAC : dans les simulations proposées par l’ADEME à partir des données récoltées, en combinant isolation et pose d’une PAC, la facture de chauffage est divisée par quatre par rapport au budget représenté par un chauffage aux énergies fossiles. Cette configuration est donc celle qui protège le mieux les ménages des variations des coûts de l’énergie.

Installation et isolation : deux facteurs déterminants

C’est un des points-clés de cette étude de l’ADEME : même si les PAC restent très efficaces quel quels que soient le climat et l’isolation, mesurer leurs performances en conditions réelles permet de quantifier l’importance des facteurs contextuels.

Ainsi, en plus de l’isolation, les conditions d’installation de la PAC s’avèrent décisives. L’ADEME note une grande variabilité des performances des PAC étudiées, qu’elle attribue à des problèmes d’installation et de réglage. Ainsi, si le COP moyen des PAC air/eau de l’étude est de 2,9, les COP de chaque dispositif individuel vont de 1,8 à 4,5. L’ADEME rappelle ainsi que pour qu’une PAC offre des performances maximales, son installation doit toujours être accompagnée d’actions de baisse de la température moyenne de production de l’eau et d’un réglage soigné de la loi d’eau (principe qui permet de maintenir une différence de température adéquate entre l’intérieur et l’extérieur).

De ces réglages dépend le temps de retour sur investissement de la pompe à chaleur. L’installation d’une PAC et son entretien restent en effet plus coûteux que ceux d’une chaudière, d’où l’importance d’un calibrage optimisé pour permettre aux ménages de bénéficier le plus rapidement possible des économies permises par une PAC.

De même, si un ménage entreprend des travaux d’isolation après la pose de la PAC, il sera nécessaire de réajuster la régulation de la PAC après les travaux.

L’amélioration de la formation des professionnels apparaît donc comme un point clé pour garantir l’optimisation des performances des PAC. C’est une des pistes prioritaires identifiées par l’ADEME pour permettre un déploiement intelligent des PAC, avec le développement de dispositifs pour permettre aux particuliers de savoir si leur PAC est bien réglée. L’agence gouvernementale finance également un projet de recherche sur le SCOP (coefficient de performance saisonnier) des PAC air/air, pour préciser encore les performances réelles de ces dispositifs. Ces pistes permettront d’accompagner au mieux l’objectif de la troisième Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3) d’installer 8,8 millions de pompes à chaleur dans le résidentiel d’ici 2030.

Le saviez-vous ? Rexel met à la disposition de ses clients professionnels une large gamme de pompes à chaleur, incluant des PAC air-air, air-eau ou encore eau-eau, ainsi que des services dédiées d’aide au financement.

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Mag : La France électrique

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