Une baisse des factures attendue… mais pas de retour à l’avant-crise
Avec cette mesure, le gouvernement espère dégager 3 milliards d’euros de recettes supplémentaires. Contraint par un objectif de réduction du déficit budgétaire de 60 milliards d’euros, le gouvernement s’abrite en fait derrière la baisse du prix de l’électricité pour justifier cette hausse de fiscalité. Après avoir atteint des sommets en 2022 (276 €/MWh en moyenne), le prix spot de l’électricité s’est effectivement effondré, se rapprochant à nouveau de son niveau d’avant-crise.
De fait, malgré la hausse de l’accise sur l’électricité, la facture des consommateurs devrait baisser au 1er février prochain, même si cette baisse sera moins importante que prévu. Ainsi, les 80 % de ménages qui ont souscrit aux tarifs réglementés de vente de l’électricité ou dont les contrats sont indexés sur ces tarifs bénéficieront d’une baisse d’au moins 9 % de leurs factures, selon le gouvernement. Pour rappel, dans le cadre des tarifs réglementés, le prix est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la CRE (Commission de régulation de l’énergie).
Pour les consommateurs ayant souscrit à une offre non-indexée sur le tarif réglementé, une hausse des factures est donc probable. Surtout, la hausse de fiscalité décidée par le gouvernement va entraver le retour des factures à un niveau plus proche de celui de l’avant-crise. Comme le note France Inter, entre l’été 2019 et le printemps 2025, les prix à la prise de courant auront augmenté de plus de 40 %, soit bien plus que l’inflation et les salaires.