Classiquement, un data center regroupe des serveurs, des sous-systèmes de stockage, des commutateurs de réseau, des routeurs, des pare-feux, des câbles et des racks. À ces éléments s’ajoute une infrastructure dédiée, notamment une connexion Internet très haut débit, des générateurs pour prendre le relai en cas de panne ainsi que des systèmes de ventilation et de refroidissement destinés à éviter une surchauffe des installations. Les serveurs génèrent en effet énormément de chaleur. Idéalement, pour garantir le bon fonctionnement de l’équipement, la température doit être comprise entre 18 et 27°C selon les recommandations de l’American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers (ASHRAE).
Or, un data center ne peut jamais s’arrêter. Ce sont des équipements qui ont besoin d’être alimentés et refroidis en permanence. En conséquence, ce sont de véritables gloutons énergétiques ! À lui seul, le numérique représente 2,5% de l’empreinte carbone française selon l’ADEME et 3 à 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Or, il existe d’ores et déjà des milliers de data centers dans le monde (7961 sont répertoriés sur le site Data Center Map), dont 200 à 250 en France, sans compter les serveurs hébergés au sein des entreprises.