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de l’électrification
Depuis le 1er octobre, l’aide « Decarb Flash Artisanat » accompagne les PME artisanales de moins de 50 salariés dans le remplacement de leurs équipements fossiles par des solutions électriques.
Déployé depuis le 1er octobre, le dispositif Decarb Flash Artisanat permet d’accompagner financièrement les artisans dans l’électrification de leur outil de production. Une mesure phare du plan d’électrification national pour sortir des énergies fossiles.
Le plan d’électrification du gouvernement continue de trouver sa déclinaison opérationnelle. Si l’on parle beaucoup des différents volets concernant directement les particuliers, ce plan comprend aussi des mesures à destination de différents secteurs dont l’industrie, l’agriculture ou encore l’artisanat. Et c’est précisément ce dernier qui est au cœur de l’une des récentes annonces du gouvernement : l’ouverture d’un nouveau guichet d’aide destiné à favoriser l’électrification de l’artisanat.
Depuis le 1er octobre, un appel à projets, dénommé « Decarb Flash Artisanat » et piloté par l’Ademe (Agence de la Transition écologique), est ouvert à l’attention des artisans qui souhaitent électrifier leurs usages fossiles. Doté d’une enveloppe de 16 millions d’euros, ce nouveau guichet est ouvert jusqu’au 15 juin 2027. « Decarb Flash Artisanat soutiendra les artisans pour investir dans l’électrification de leur outil de production, afin de protéger aussi bien les producteurs que les consommateurs du risque d’inflation et de permettre à la France d’être souveraine et décarbonée » a commenté Serge Papin, ministre en charge des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’Achat*.
Mais qui peut concrètement participer à cet appel à projets ? L’Ademe a précisé la liste détaillée des secteurs éligibles. Il s’agit :
À noter que pour être éligible, les porteurs de projet devront nécessairement être des PME (l’éligibilité est ouverte à toutes les régions), justifier d’un statut artisanal et avoir moins de 50 salariés. Il faut aussi savoir que seuls les achats d’équipements de production neufs électriques destinés à remplacer des outils utilisant des énergies fossiles peuvent faire l’objet d’un financement par « Decarb Flash Artisanat ».
Par exemple, un boulanger qui souhaite installer un four électrique en remplacement d’un four fonctionnant au gaz, au fioul ou au GPL peut prétendre à une subvention allant de 10 000 à 200 000 euros (soit de 20 à 50 % de l’investissement total, le montant dépendant de l’activité et de la taille de l’entreprise artisanale). De même, dans le secteur des métiers de bouche, le remplacement d’équipements de cuisson fossiles par de l’électrique (plaques à induction, rotissoirs, friteuses, etc.) peut faire l’objet d’un investissement allant de 5000 à 50 000 euros. Du côté des métiers d’art, l’électrification des différents types de fours utilisés peut être subventionnée jusqu’à 100 000 euros.
Pour illustrer le fonctionnement concret de « Decarb Flash Artisanat », le gouvernement avance l’exemple-type d’un restaurateur traditionnel de moins de 10 salariés qui souhaite électrifier ses plaques de cuisson pour un montant d’investissement total de 60 000 euros. Éligible au dispositif, il pourra disposer d’une aide de 30 000 euros pour financer l’achat. De même, un boulanger de moins de 10 salariés qui souhaite remplacer un four à pain au gaz par son équivalent électrique neuf pour un coût de 50 000 euros sera éligible à une subvention de 20 000 euros. À noter par ailleurs que le dispositif est cumulable avec le « Prêt Flash Électrique » de Bpifrance et dont les TPE et PME de moins de 50 salariés peuvent bénéficier.
Avec « Decarb Flash Artisanat », le gouvernement estime que le dispositif « permettra de concourir aux objectifs fixés par la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC3) ». Pour rappel, cette stratégie, véritable feuille de route climatique de la France, fixe un objectif de réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre du pays d’ici 2030 par rapport à 1990.
* Communiqué de presse du ministère des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, 30 septembre 2026