Supplément Méthode de calcul de l’empreinte carbone des produits EEE et génie climatique reconditionnés (ThermPresse)

Pour rappel, la RE2020 considère que l’impact carbone du cycle de vie passé du produit est “amorti” et ne doit pas être imputé une seconde fois dans l’ACV du bâtiment qui le réemploie.

  • Pour un produit réemployé directement, elle prend en compte un impact carbone à valeur “0”. C’est à dire que le carbone déjà émis pour fabriquer le produit n’est pas comptabilisé dans le projet.
  • Pour un produit reconditionné, elle indique juste de prendre en compte l’empreinte carbone descomposants réparés ou changés… ce qui est peu ou mal valorisé et complexe à calculer.

Un collectif de 6 experts

À l’origine du projet, Benoît Ribault, Directeur Projets Innovation, Services et Sustainability Rexel France. Le distributeur commercialise depuis 3 ans des produits reconditionnés, avec de plus en plus de succès (CA d’environ 4 M€ en 2025), sans pouvoir en quantifier les bénéfices environnementaux. Sa rencontre avec Henri Cuin, cofondateur de Terraquota, un cabinet franco-allemand spécialisé dans le conseil industriel et environnemental, aboutit à un constat partagé : les allégations carbone des produits recyclés manquent de transparence et de méthodologie documentée. Pour y remédier, ils vont mobiliser des experts en analyse du cycle de vie (ACV) de 4 partenaires de Rexel France : Schneider Electric, Eaton, Ecosystem et Qweeko pour imaginer une méthode d’auto-déclaration inédite permettant d’estimer les gains carbone d’un produit reconditionné, même en l’absence d’une ACV complète. Les travaux ont été menés en présence d’un représentant d’Ignes, l’alliance des industriels des solutions électriques et numériques. Le résultat est diffusé dans un Livre Blanc gratuit.

Retrouvez la suite de l'article dans l'édition n° 1305 de ThermPresse