Un impact carbone qui pourrait bondir d’ici à 2030
D’après l’Arcom, en suivant la tendance actuelle, l’impact carbone des usages audiovisuels pourrait augmenter de 30 % d’ici à 2030. Mais tout n’est pas perdu ! Pour le régulateur de l’audiovisuel, l’adoption de mesures de sobriété numérique permettrait de réduire considérablement l’impact carbone, en particulier celui de la VOD. Sur les smartphones, l’Arcom recommande notamment de :
- désactiver la lecture automatique ;
- regarder ses contenus vidéos en connexion Wifi plutôt qu’en 4G ou 5G.
Pour limiter la consommation des appareils « de salon » et alors que les usages audiovisuels représentent 2,9 % de la consommation électrique française, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) suggère d’autres écogestes simples, comme :
- brancher ses équipements sur une multiprise à interrupteur et prendre l’habitude de les éteindre la nuit ou en cas d’absence,
- préférer les ordinateurs portables, qui consomment 50 à 80 % d’électricité en moins que les postes fixes,
- remplacer son téléviseur par un modèle récent, conçu pour être moins énergivore.
Mais il n’y a pas que les usagers qui doivent changer leurs habitudes ! Du côté des équipementiers, l’Arcom préconise ainsi l’écoconception et l’allongement de la durée de vie des appareils pour « réduire drastiquement » leur empreinte carbone.
En combinant écoconception et mesures de sobriété, le régulateur estime finalement que les émissions de gaz à effet de serre des usages audiovisuels pourraient baisser d’un quart par rapport à 2022.